Grande ortie (Urtica dioica)
Aromatiques

Grande ortie

Urtica dioica

VivaceUrticacéesEurope, Asie et Afrique du Nord

Mal aimée mais irremplaçable, l’ortie donne au printemps des jeunes pousses très riches en fer et en protéines, et le meilleur purin du jardin. Cultivée volontairement dans un coin frais et riche, elle nourrit aussi les chenilles de vanesses et abrite quantité d’auxiliaires.

Calendrier

Semis sous abriSemis en placePlantationRécolte
JFMAMJJASOND

Conditions de culture

Difficulté1/5
Besoin en eau3/5
Soleil3/5
Sol
Riche en azote, frais, profond
Acidité
pH 5,5-7,5
Exposition
Mi-ombre, soleil non brûlant
Espacement
40-50 cm
Prof. semis
En surface, 0,2 cm à peine
Germination
10-14 jours
Culture
Vivace, première récolte dès l’année du semis
Rusticité
Très rustique (-25 °C)

Compagnons

ConsoudeFramboisierSureau noirMentheValériane

Les gestes clés

  1. 1

    Choisir le bon coin

    Un angle frais et mi-ombragé, enrichi de compost ou de fumier : l’ortie est une plante nitrophile, elle ne pousse bien que là où l’azote abonde.

  2. 2

    Barrer les rhizomes

    Enterrez une bordure rigide sur 40 cm, ou plantez dans une grosse bassine percée enterrée. Les rhizomes jaunes filent d’un mètre par saison sans cela.

  3. 3

    Couper à 15 cm

    Récoltez avec des gants les quatre premières paires de feuilles au sommet des tiges, avant la floraison de juin. La souche redonne des pousses tendres en trois semaines.

  4. 4

    Faucher en juin

    Après la floraison, rabattez toute la touffe à 10 cm : vous obtenez une seconde récolte de jeunes pousses en septembre et vous limitez les semis spontanés.

  5. 5

    Préparer le purin

    1 kg de feuilles fraîches pour 10 L d’eau de pluie, à l’ombre, brassé chaque jour. Filtrez quand les bulles cessent (10 à 15 jours) et diluez à 10 % en arrosage.

Surveiller

Puceron de l’ortie

Ravageur

Colonies vert clair très denses sur les sommités au printemps, feuilles collantes.

Ne traitez pas : ce puceron ne quitte jamais l’ortie et sert de garde-manger précoce aux coccinelles, qui iront ensuite sur vos légumes. Coupez simplement les sommités si vous récoltez.

Rouille de l’ortie

Maladie

Pustules orange vif au revers des feuilles et déformations des tiges en été.

Fauchez la touffe à ras et évacuez les déchets hors du jardin. La repousse d’automne repart généralement saine.

Chenilles de vanesses

Ravageur

Nids de soie et feuilles dévorées par des chenilles noires épineuses en mai et juillet.

N’intervenez pas : ce sont les chenilles du paon du jour, de la petite tortue et du vulcain, qui ne se nourrissent que d’ortie. Réservez-leur une touffe non récoltée.

Récolte et conservation

Récoltez avec des gants d’avril à juin puis en septembre, uniquement les sommités tendres, et toujours avant la floraison : au-delà, les feuilles se chargent de concrétions minérales déconseillées à la consommation. La cuisson, le séchage ou un simple passage au rouleau à pâtisserie détruisent l’acide formique des poils urticants. Séchées à l’ombre puis émiettées en bocal, les feuilles se gardent un an en condiment ou en tisane.

Variétés conseillées

  • Urtica dioica (type)la grande ortie vivace commune
  • Urtica urenspetite ortie annuelle, plus piquante
  • Subsp. galeopsifoliaforme de zones humides, peu urticante

Le saviez-vous ?

La tige d’ortie donne une fibre textile solide et soyeuse, utilisée depuis le néolithique. Privée de coton par le blocus, l’armée allemande a fait tisser des millions d’uniformes en fibre d’ortie entre 1915 et 1918, et la filière renaît aujourd’hui en Europe.

Sources

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