Notre avis sur Pl@ntNet, que beaucoup cherchent sous le nom PlantNet, tient en une phrase : c'est le meilleur outil gratuit pour savoir quelle plante on a sous les yeux, et il ne cherche pas à être autre chose. Il est entièrement gratuit, sans publicité ni abonnement, en français, porté par quatre organismes publics de recherche (Cirad, INRAE, Inria, IRD), et il reconnaît aussi bien un coquelicot de talus qu'un arbre de parc ou une salade sauvage. Au 14 octobre 2026, il affiche 4,6 sur 5 sur l'App Store comme sur Google Play.
Sa limite est ailleurs : Pl@ntNet répond à la question « qu'est-ce que c'est ? », pas à « quand est-ce que je sème ? » ni à « pourquoi mes feuilles jaunissent ? ». Pour un jardinier, c'est un excellent compagnon de promenade et un outil moins complet au potager. Nous éditons Hortenia, une application de potager ; nous le disons d'emblée, et nous disons aussi pourquoi nous gardons Pl@ntNet sur notre téléphone.
Pl@ntNet en bref
| Question | Réponse au 14 octobre 2026 |
|---|---|
| PlantNet est-il gratuit ? | Oui, sans publicité ni abonnement |
| En français ? | Oui, parmi une quarantaine de langues |
| Sur quels appareils ? | iPhone (iOS 15.1 ou plus), Android, et navigateur sur identify.plantnet.org |
| Est-il fiable ? | Oui sur une fleur ou un fruit bien photographié, moins sur une jeune pousse |
| Reconnaît-il les arbres ? | Oui, avec une feuille, un fruit ou l'écorce |
| Soigne-t-il les plantes ? | Il reconnaît 395 maladies et dégâts depuis septembre 2026, sans traitement |
Pl@ntNet, c'est quoi : un projet scientifique né à Montpellier
Pl@ntNet n'est pas une start-up. Le projet a été lancé en 2009 et l'application pour smartphone existe depuis 2013, d'après la page que lui consacre INRAE. Il est porté aujourd'hui par le Cirad, INRAE, Inria et l'IRD, qui protègent la marque, et soutenu par plus de 40 institutions partenaires selon le site officiel.
Au départ, le programme était piloté depuis Montpellier par trois équipes : l'UMR AMAP, unité de botanique associée au Cirad, au CNRS, à l'INRA, à l'IRD et à l'Université Montpellier II, l'équipe IMEDIA d'Inria et le réseau Tela Botanica. La Fondation Agropolis l'a soutenu à hauteur de 3 millions d'euros, sur un coût global de 7,3 millions pour quatre ans, et en a fait en 2009 son premier projet phare.
Quelques repères chiffrés, avec leur date et leur source :
| Indicateur | Valeur | Source et date |
|---|---|---|
| Espèces dans la base | 84 710 | plantnet.org, relevé le 14 octobre 2026 |
| Images partagées | 1 475 342 717 | plantnet.org, relevé le 14 octobre 2026 |
| Flores | 77 | plantnet.org, relevé le 14 octobre 2026 |
| Utilisateurs sur 12 mois | près de 20 millions | INRAE, printemps 2021 |
| Utilisateurs par jour | près de 600 000 | INRAE, printemps 2021 |
| Téléchargements Android | plus de 10 millions | Google Play, 14 octobre 2026 |
La description des stores parle encore d'environ 20 000 espèces, un texte ancien ; le site officiel en recense 84 710.
PlantNet est-il gratuit ?
Oui, entièrement, et sans contrepartie cachée. La FAQ officielle présente Pl@ntNet comme une initiative de recherche et d'éducation à but non lucratif, sans publicité. Au 14 octobre 2026, l'application est gratuite sur l'App Store, et la fiche Google Play ne porte ni la mention « Contient des annonces » ni celle d'achats intégrés. Nous n'avons trouvé ni version payante ni abonnement. Le compte n'est utile que pour partager et faire valider ses observations.
Le projet vit de la recherche publique et de ses partenaires ; son site propose aussi de faire un don, avec une déduction d'impôt de 66 % pour les donateurs en France. C'est la grande différence avec PictureThis, gratuit pour quelques identifications puis payant (voir notre avis sur Picture This, gratuit ou payant).
Télécharger Pl@ntNet en français
- iPhone et iPad : sur l'App Store, sous le nom PlantNet, iOS 15.1 ou plus (version 3.27.4 du 7 octobre 2026).
- Android : sur Google Play, sous le nom « PlantNet Identification Plante ».
- Ordinateur : la version web identify.plantnet.org, sans installation.
L'application est proposée en français, parmi une quarantaine de langues listées sur l'App Store. Méfiez-vous des applications aux noms voisins : l'éditeur affiché sur l'App Store est le Cirad (Cirad-France).
Comment fonctionne Pl@ntNet
L'identification
On photographie une plante, ou on importe une photo, puis on indique l'organe visible : feuille, fleur, fruit, écorce, plante entière, et quelques autres catégories plus spécialisées (bourgeon, graine, planche d'herbier). Pl@ntNet renvoie alors une liste d'espèces possibles, classées par ordre de certitude, avec des galeries de photos pour comparer. Ce n'est pas un verdict : c'est vous qui choisissez la proposition qui correspond, en regardant les images de référence.
L'identification visuelle demande une connexion internet ; la FAQ précise qu'on peut créer une observation hors connexion, mais pas lancer la reconnaissance.
Reconnaître un arbre avec Pl@ntNet
Les stores citent les arbres, les conifères, les fougères et les lianes parmi ce que Pl@ntNet reconnaît. Pour un arbre, la photo d'ensemble ne suffit pas : la fiche de l'application précise qu'une vue de la plante entière est utile mais qu'il vaut mieux ne pas s'en contenter. Photographiez une feuille posée à plat, un fruit, puis l'écorce, et déclarez chaque organe : trois images d'organes différents valent mieux que dix vues du houppier.
Le côté participatif
C'est ce qui distingue Pl@ntNet des applications commerciales. Une fois l'espèce choisie, on peut partager son observation. Elle est alors revue par les autres utilisateurs qui ont un compte : pour être validée, elle doit recueillir assez de votes, à la fois sur la qualité des images et sur la détermination proposée. Le site officiel mentionne aussi des « veilleurs », des contributeurs expérimentés qui aident à corriger les erreurs.
Seules les observations partagées nourrissent la base et les projets de sciences participatives. Depuis 2020, d'après Wikipédia, les données de Pl@ntNet sont aussi versées au GBIF, le système mondial d'information sur la biodiversité.
Les flores et les projets
Pl@ntNet ne cherche pas dans une seule grande base : on peut choisir un projet, géographique ou thématique (une flore régionale, une flore mondiale, des plantes utiles...). Le site en compte 77. Choisir une flore adaptée à l'endroit où l'on se trouve réduit le nombre de candidats et améliore les propositions.
La version web
Pour ceux qui cherchent « Pl@ntNet web » : elle existe, à l'adresse identify.plantnet.org, et la FAQ officielle indique qu'elle offre les mêmes fonctionnalités que l'application mobile. Pratique pour trier sur grand écran les photos prises en randonnée.
Pl@ntNet est-il fiable ? Notre avis de jardinier
Oui, avec une méthode. Pl@ntNet ne se présente pas comme infaillible, et c'est plutôt rassurant : il propose plusieurs candidats plutôt qu'une réponse unique, et sa FAQ cite les deux causes principales d'échec, une espèce trop peu illustrée dans la base ou une photo inadaptée (mise au point ratée, qualité insuffisante).
Ce que nous constatons à l'usage :
| Situation | Ce qu'on peut attendre |
|---|---|
| Plante sauvage en fleur (coquelicot, bourrache, pissenlit) | Très bon, souvent la bonne espèce en tête de liste |
| Arbre ou arbuste avec feuilles et fruits | Bon, surtout en combinant deux organes |
| Plante cultivée courante au jardin | Correct : les stores précisent qu'il reconnaît « un grand nombre de plantes cultivées », mais ce n'est pas sa vocation première |
| Jeune plantule sans fleur | Fragile, les rosettes de feuilles se ressemblent beaucoup |
| Variété potagère | Hors de portée : la base est organisée par espèces |
Le dernier point compte au potager. Pl@ntNet peut vous dire qu'une plante est une tomate ou une courgette ; il ne distinguera pas une Cœur de bœuf d'une Marmande, ni un potimarron Uchiki Kuri d'un Green Hokkaido. Ce n'est pas un défaut de l'application, c'est la frontière entre la botanique, qui travaille à l'échelle de l'espèce, et l'horticulture, qui travaille à l'échelle de la variété.
Une règle de prudence enfin, qui vaut pour toutes les applications : ne mangez jamais une plante sauvage sur la seule foi d'une identification par photo. Le plantain corne-de-cerf ou le pissenlit se cueillent sans risque quand on les connaît bien ; au moindre doute, on s'abstient ou on demande à un botaniste.
Comment prendre une photo que Pl@ntNet reconnaît
La documentation officielle de Pl@ntNet donne des consignes précises. Nous les résumons avec nos mots :
- Un organe isolé, net, au centre de l'image. La mise au point doit être sur la feuille ou la fleur, pas sur l'herbe derrière.
- Rien d'autre dans le cadre. Pas de doigts, de pot, de règle ni de plante voisine.
- Une exposition correcte. Ni photo sous-exposée à l'ombre d'une haie, ni fleur brûlée par le plein soleil de midi.
- Plusieurs organes. Pour une feuille, montrez sa forme, son bord, ses nervures et son attache sur la tige. Pour une fleur, les pétales, le cœur et leur disposition. Pour un fruit, sa forme, sa couleur et si possible les graines.
- Le bon organe déclaré. Indiquer « fleur » quand c'est une fleur aide l'algorithme, entraîné à reconnaître les caractères propres à chaque partie de la plante.
- Une vue de la plante dans son milieu, qui donne des indices sur son écologie.
Une application gratuite pour reconnaître les plantes : Pl@ntNet ou une autre ?
Pour reconnaître une plante gratuitement, en français et sans publicité, Pl@ntNet est notre premier choix. Les autres applications d'identification par photo sont en général commerciales, avec quelques identifications gratuites puis un abonnement. Notre comparatif PlantNet ou PictureThis les met côte à côte, et notre guide des applications pour identifier et soigner une plante par photo couvre aussi les plantes malades. Le top 10 des applications de jardinage classe l'ensemble.
Ce que Pl@ntNet ne fait pas au potager
Pl@ntNet est pensé pour connaître la flore, pas pour conduire des cultures. Voici ce qu'un jardinier ne trouvera pas dedans, d'après ses descriptions officielles :
- Pas de calendrier. Il ne vous dira pas de semer les tomates sous abri de février à avril puis de les planter en mai, comme l'indique notre fiche.
- Pas de rappels ni de suivi de vos plantes. Il enregistre des observations botaniques, pas un arrosage ou une date de récolte.
- Pas de météo du jardin, ni d'alerte avant une gelée.
- Un diagnostic de maladie encore limité : la fonction « Maladies et ravageurs », ouverte au grand public en septembre 2026 (annonce du 14 septembre 2026), illustre 395 maladies et dégâts de ravageurs sur un peu plus d'une centaine d'espèces, sans proposer de traitement. Une feuille de basilic qui jaunit entre les nervures avec un feutrage gris dessous, c'est probablement le mildiou du basilic, mais c'est un symptôme à interpréter, pas une espèce à reconnaître. Notre méthode de diagnostic des maladies aide à faire ce travail.
- Pas de variétés ni de conseils de culture, comme vu plus haut.
D'autres applications, commerciales et souvent sur abonnement, ajoutent des fiches d'entretien à l'identification. Pl@ntNet a fait un autre choix : rester un outil scientifique, gratuit et sans publicité. C'est cohérent, et il faut le respecter.
Fiche d'identité au 14 octobre 2026
| App Store (iPhone) | Google Play (Android) | |
|---|---|---|
| Prix | Gratuit | Gratuit, sans annonces ni achats intégrés signalés |
| Note | 4,6 sur 5 (9 922 notes) | 4,6 sur 5 (264 000 avis environ) |
| Version | 3.27.4, 7 octobre 2026 | non relevée |
| Système | iOS 15.1 ou plus | non relevé |
| Téléchargements | non publiés | plus de 10 millions |
| Éditeur indiqué | Cirad-France | PlantNet |
| Version web | identify.plantnet.org |
Wikipédia précise que l'inscription est facultative, et que le projet a reçu en 2020 le prix Inria, Académie des sciences et Dassault Systèmes de l'innovation.
Pl@ntNet et Hortenia : reconnaître, puis cultiver
Beaucoup de jardiniers utilisent deux applications, et c'est une bonne idée. Pl@ntNet pour savoir ce qui pousse au fond du jardin. Hortenia pour s'occuper de ce qu'on a choisi d'y faire pousser.
Hortenia construit le planning de semis, de plantation et de récolte à partir de vos plantes, de votre commune et de la météo, avec un rappel à l'heure choisie ; l'arrosage, on l'ajoute soi-même comme tâche. La météo du jardinier envoie une alerte gel gratuite le soir quand la nuit s'annonce à 0 °C ou moins, les alertes détaillées de la veille venant avec Hortenia Plus. Ses 357 fiches de culture donnent le calendrier, les gestes, les variétés et les problèmes de santé de chaque plante, de la bourrache au coquelicot, qu'on peut aussi semer volontairement à la volée en septembre ou octobre pour une floraison plus précoce. Devant une feuille abîmée, le Diagnostic photo donne la cause probable et les gestes de la semaine (un diagnostic gratuit par mois), et l'assistant HortenIA répond à vos questions (3 gratuites par mois). S'y ajoutent une communauté de jardiniers et, avec Hortenia Plus, des calculatrices.
Hortenia est gratuite, sur iOS et Android. Hortenia Plus coûte 29,99 € par an ou 4,99 € par mois, avec 7 jours d'essai.
Le partage des rôles est simple : Pl@ntNet vous dit ce qu'est la plante, Hortenia vous dit quoi en faire cette semaine. Et si Pl@ntNet vous apprend que la touffe au bord du potager est de la grande ortie, gardez-en un coin : ses pucerons nourrissent les coccinelles au printemps, et nos fleurs mellifères pour le potager complètent bien ce refuge. Pour les applications lunaires, voir notre comparatif des calendriers lunaires.
Découvrir l'application potager Hortenia (gratuite, iOS et Android).
Questions fréquentes
PlantNet est-il gratuit ? Oui, entièrement : sans publicité, sans achat intégré ni abonnement au 14 octobre 2026. Le compte est facultatif.
Comment télécharger Pl@ntNet en français ? Sur l'App Store (iOS 15.1 ou plus) ou Google Play (« PlantNet Identification Plante »), en français. La version web identify.plantnet.org évite toute installation.
Pl@ntNet est-il fiable ? Oui avec une photo nette d'une fleur ou d'un fruit. Il propose plusieurs espèces classées par certitude : comparez avant de conclure.
Pl@ntNet reconnaît-il les arbres ? Oui : photographiez une feuille, un fruit et l'écorce plutôt que l'arbre entier, et déclarez chaque organe.
Existe-t-il une version web de Pl@ntNet ? Oui, identify.plantnet.org, avec les mêmes fonctionnalités que l'application mobile selon la FAQ officielle.
Pl@ntNet c'est quoi exactement ? Un projet de sciences participatives lancé en 2009 par le Cirad, INRAE, Inria et l'IRD, dont les observations validées enrichissent une base botanique.
Pl@ntNet peut-il dire comment soigner ou cultiver une plante ? Non : il identifie les espèces et, depuis septembre 2026, des maladies, sans traitement. Pour le calendrier et les rappels, il faut une fiche de culture ou une application de potager.
Sources
Pages consultées le 14 septembre 2026, chiffres des stores et de plantnet.org revérifiés le 14 octobre 2026 :
- Pl@ntNet, site officiel : organismes porteurs, nombre d'espèces, d'images et de flores, gratuité, veilleurs, version web, dons avec déduction d'impôt de 66 %.
- FAQ Pl@ntNet : initiative à but non lucratif sans publicité, validation par votes, version web, connexion nécessaire à l'identification, causes d'échec.
- Documentation Pl@ntNet : identifier une plante, réussir une observation, les organes.
- Pl@ntNet sur l'App Store : prix, note, version et date, système requis, langues, éditeur, description (arbres, conifères, plantes cultivées).
- Pl@ntNet sur Google Play : nom, note, téléchargements, absence d'annonces et d'achats intégrés, description (photo de la plante entière).
- Pl@ntNet, science ouverte INRAE : lancement en 2009, application depuis 2013, utilisateurs au printemps 2021.
- Fiche projet Pl@ntNet de l'UMR AMAP : pilotage initial, tutelles dont l'Université Montpellier II, soutien de la Fondation Agropolis en 2009.
- Pl@ntNet, Wikipédia : inscription facultative, données versées au GBIF depuis 2020, prix de l'innovation 2020.
- Fiches de culture Hortenia : tomate, courgette, potimarron, basilic, coquelicot, bourrache, pissenlit, plantain corne-de-cerf, grande ortie.
- Photo : Papaver rhoeas 2017 G1, George Chernilevsky, Wikimedia Commons, licence Public domain.




