
Amandier
Prunus amygdalus
Premier arbre à fleurir, dès la fin février, l’amandier illumine la sortie de l’hiver mais joue chaque année sa récolte contre les gelées tardives. Il ne donne vraiment qu’au sud de la Loire, en sol drainant et bien exposé, où il se contente ensuite de très peu d’eau.
Calendrier
Conditions de culture
- Sol
- Drainant, caillouteux, calcaire toléré
- Acidité
- pH 6,5-8,0
- Exposition
- Plein soleil, abrité des vents froids
- Espacement
- 6-7 m entre deux arbres
- Prof. semis
- Non semé, plant greffé
- Germination
- Non concerné
- Culture
- 3 à 4 ans avant les premières amandes
- Rusticité
- Arbre rustique (-15 °C), fleurs perdues à -2 °C
Compagnons
À éloigner
Les gestes clés
- 1
Choisir une variété tardive
En dehors du Midi, prenez une floraison tardive et autofertile comme Lauranne ou Ferralise : trois semaines de retard sur la floraison sauvent la récolte les années à gelées d’avril.
- 2
Planter en hiver
De novembre à mars hors gel, sur une petite butte si le sol est lourd. L’amandier meurt d’asphyxie racinaire bien plus souvent que de sécheresse.
- 3
Traiter contre la cloque
Deux passages de bouillie bordelaise, à la chute des feuilles en novembre et juste avant l’éclatement des bourgeons en février. Après floraison, c’est trop tard.
- 4
Tailler léger après récolte
En septembre, aérez le centre et supprimez le bois mort. L’amandier fructifie sur bois de 1 an et sur brindilles courtes : une taille sévère supprime la récolte suivante.
- 5
Gauler à maturité
Fin août, quand le brou vert s’ouvre et se décolle. Étalez une bâche au sol et secouez les branches avec une gaule, plutôt que de cueillir une à une.
Surveiller
Cloque
MaladieFeuilles boursouflées, gaufrées, rouge pâle au printemps, puis chute prématurée.
Traitement cuivre à l’automne et en fin d’hiver, ramassage des feuilles tombées. Une décoction de prêle en mars renforce le feuillage jeune.
Moniliose
MaladieFleurs et jeunes rameaux qui brunissent et sèchent d’un coup en avril, comme brûlés.
Coupez les rameaux atteints 20 cm sous la zone nécrosée et sortez-les du jardin. Aérez la couronne pour que le feuillage sèche vite après la pluie.
Guêpe de l’amandier
RavageurAmandes qui restent petites, ratatinées, et se dessèchent sur l’arbre avant maturité.
Fréquente dans le Sud. Ramassez et détruisez toutes les amandes momifiées restées sur les branches en hiver : c’est là que l’insecte passe la mauvaise saison.
Puceron vert
RavageurJeunes pousses enroulées et collantes au printemps, fourmis qui montent le long du tronc.
Savon noir sur les foyers, bande de glu au pied contre les fourmis, et haie fleurie proche pour attirer coccinelles et syrphes.
Récolte et conservation
Récoltez fin août ou début septembre, quand le brou vert se fend et laisse voir la coque. Décortiquez le brou dans la journée, sinon il tache et moisit, puis faites sécher les amandes en coque une dizaine de jours en couche mince, à l’ombre et à l’air. Conservées en coque au sec, elles se gardent un an sans rancir.
Variétés conseillées
- Ferragnèsgrosse amande, référence des vergers français
- Ferraduelpollinisatrice de Ferragnès, coque dure
- Lauranneautofertile et tardive, idéale au jardin
- Princessecoque tendre, se casse à la main
- Texas (Mission)floraison très tardive, petits fruits parfumés
Le saviez-vous ?
L’amandier et le pêcher sont si proches qu’ils s’hybrident naturellement : le croisement des deux, le fameux GF 677, est aujourd’hui le porte-greffe le plus utilisé pour les pêchers en sol calcaire. Un amandier issu de semis donne d’ailleurs souvent des amandes amères, immangeables.
Sources
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